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Extraits du Dictionnaire Historique et Géographique de la Haute-Vienne d'André LECLER

Réimpression de l'édition de Limoges, 1920-1926 - Laffite Reprints, Marseille, 1994

Date : 10/02/2023

 

SAINT-JUNIEN-LES-COMBES, chef-lieu de commune dans le canton de Bellac, a 2059 hectares de superficie et 558 habitants. Son altitude au-dessus du niveau de la mer est de 290 mètres.

Saint-Junien-les-Combes était une cure régulière dans l’ancien archiprêtré de Saint-Junien, et l’abbé de Lesterps en nommait les titulaires. Son patron était saint Junien, solitaire, fêté le 16 octobre. Vers la fin du XVIIIe on y comptait 660 communiants, environ 820 habitants.

L’église de Saint-Junien-les-Combes a été rebâtie de nos jours, pendant que M. Favard était curé de la paroisse (1882-1894). Elle a une nef de trois travées dans laquelle s’ouvrent deux chapelles latérales et le sanctuaire est de forme circulaire. Dans son clocher, qui est au-dessus de la porte d’entrée, sont deux cloches portant les inscriptions suivantes :

« ✠ Sancte Juniane ora pro nobis 1632 — François de Roffignac, écuyer, sieur des Cros, parrain. Marraine : Dlle Charlotte Dacier. Filloux vicaire ».

« ✠ Anno Domini 1888, in honorem S. Juniani benedicta, et vox, pastoris appellata. —  Parrain : M. René, comte des Monstiers-Mérinville, maire. Marraine : Mme Berthille Dupuy, comtesse des Monstiers-Mérinville. — Président de la fabrique, M. Freine-Genesteix. Favaud, curé. — Bollé, fondeur à Orléans, 1888 ».

Pendant la Révolution, le 12 fructidor an IV (29 août 1796), le presbytère de Saint-Junien-les-Combes fut vendu au sieur Lacouture, pour la somme de 2.204 francs (Archives Hte-Vienne, Q. 150, n° 273).

Ont été curés de Saint-Junien-les-Combes : Pierre Delavaud, qui prit possession en 1557. — Gauthier Peyronnet, prit possession en janvier 1660. — Isaac Vergnaud était curé en 1699 jusqu’en juillet 1709. — N. Merlac, 1709-1732. — N... Simon, 1732-1744. — N... de La Salle, 1745-1780. — N... Lacouture, chanoine régulier, nommé en 1780. — Léonard Démousseaux, nommé le 26 décembre 1832. — Théobald Neveu, le 1er octobre 1838. — François-Isidore Rousseau, le 17 avril 1845. — Jean Junien, en  1873. — Léopold Condat, en 1875. — Arthur Charzat, en 1879. — Jean Favard, en

1882. — Pierre Mazalbaud , en 1894. — Edmond Villessot, en 1908-1916.

 

Les villages de la commune de Saint-Junien-les-Combes sont :

 

Auvergne. — Est probablement le lieu d’origine de la famille d’Auvergne, très répandue à Limoges et dans les environs, depuis le XIIIe  siècle. Ses armes sont : « de ... au vergne de ... ».

Bourliade (La).

Burassat.

Charrain.

Coussedière (La).

Franchis.

Francour. — Appartenait à la famille Audebert. Pierre Audebert, écuyer, seigneur de Francour, vice-sénéchal de la Basse-Marche, né à Bellac vers 1570, se fit remarquer par sa valeur dans plusieurs combats. Il fut tué au siège de Monheurt, bourgade fortifiée dans l’Agenois, à trois lieues de Nérac, le 21 décembre 1621. Son corps fut transporté à Bellac et inhumé dans l’église. Ses armes sont : « de gueules au chevron d’or sommé d’un croissant entre deux étoiles, un lion passant en pointe de même ».

Lagudet, que l’on dit aujourd’hui La Gudée, et Laguzet, était un prieuré-cure sous le patronage de saint Thomas de Cantorbéri. Le prieur commandataire de Saint-Gérald de Limoges en nommait les titulaires au moins depuis 1530, jusqu’en 1765. Puis le prieuré de Saint-Gérald ayant été uni à l’hôpital de Saint-Alexis, ce droit revint à l’évêque de Limoges. Au XVIIIe siècle, cette paroisse avait 140 communiants, environ 190 habitants.

L’église, qui mesure intérieurement 12 mètres 60 de long et 7 mètres de large, avait été rebâtie en 1480 et 1489. Ont été curés de Lagudet : Pierre Delage, qui résigne en 1603. — Martial de La Pradelle, en 1603. — N... Vignaud, en 1667-1668. — N... Mathieu, en décembre 1681. — N... Arbellot, en décembre 1781.

En 1675 et 1680, Etienne Charron est dit sieur de Lagudet.

Pendant la Révolution, le 4 messidor an IV (22 juin 1796), le presbytère de cette paroisse fut vendu au sieur Mallebay-Moulineuf, pour la somme de 1.098 francs (Archives de la Haute-Vienne, Q. 151, n° 75). Et le 15 frimaire an V (2 décembre 1796), l’église et le cimetière furent vendus à la dame Audebert de Maussac pour 235 francs (« Idem », Q 147, n° 331). — Aujourd’hui La Gudée appartient à la famille Hugon des Scœux.

Landes (Les). — Chapelle rurale dédiée à saint Eutrope de Saintes. L’autel en avait été consacré en 1460, ainsi qu’en atteste un petit parchemin qui a été trouvé

en 1846. «  Anno Domini M.CCCC.LX., die vero IIII mensis augusti, Reds in X° pater et dominus Michael eps. niocens. consecravit hoc altare et conditit presentes reliquius in honore sancti Eutropii pontificis et martyris ». Michel de Pradolo, de l’Ordre des Frères Prêcheurs, évêque de Nio, était auxiliaire de l’évêque de Limoges. Cette chapelle, ruinée pendant la Révolution, a été relevée par les habitants du pays, en 1846, et continue d’être un lie de pèlerinage fréquenté.

Mas de Lors (Le).

Mont au Picard (Le).

Piotais (Le).

Prouzat.

Sannat. — Appartenait primitivement à la famille Chauvet dont les armes sont « d’argent à trois fasces d’azur accompagnées de neuf merlettes de sable ni pattées ni becquées, 3, 3, 2 et 2 ».

Gui de Roffignac, seigneur de Richemont, devint seigneur de Sannat avant 1500, en épousant Françoise Chauvet, fille de noble et puissant Pierre Chauvet, écuyer, seigneur de Sannat. Il a formé la branche des Roffignac de Sannat, qui s’est continuée jusqu’à nos jours. Leurs armes sont : « d’or au lion rampant de gueules, armé et lampassé de même », ou « d’azur au lion d’or ».

Henri-Jean-Stanislas-Renaud des Monstiers-Mérinville, né en 1822, a acquis la terre de Sannat du marquis Albéric de Roffignac. Des Monstiers porte pour armes : « écartelé au 1er et 4e d’argent à trois fasces de gueules au 2e et 3e d’azur à deux léopards d’argent ».

Le château de Sannat a remplacé une antique demeure entourée de fossés. Commencé par le marquis de Roffignac, quelques temps avant la Révolution, il n’a été fini qu’en 1830. C’est un des châteaux les plus réguliers de la province ; il est vaste et dans une belle exposition, avec des cours et des jardins étendus. On y trouve une cloche portant cette inscription : «  ✠ Sancta Maria ora pro nobis. M. Filloux me fecit, 1632. »

Tuilerie.

Villard (Le)

Vilatte (La). — La famille Chauvet possédait dès avant 1500 La Vilatte ainsi que Sannat.

Vilotte (La).