Réimpression de l'édition de Limoges, 1920-1926 - Laffite Reprints, Marseille, 1994
Date : 10/02/2023
SAINT-LEGER- MAGNAZEIX, chef-lieu de commune du canton de Magnac-Laval a 5 571 hectares de superficie et 1 753 habitants. Son altitude au-dessus du niveau de la mer est de 298 mètres.
Saint-Léger-Magnazeix est une cure dans l’ancien archiprêtré de Rancon. Primitivement, en 1564 et 1569, c’était une annexe du chapitre du Dorat et l’aquilaire du Dorat y nommait les curés. Son patron était saint Léger d’Autun. Au XVIIIe siècle il y avait 1 000 communiants, environ 1 333 habitants.
En 1564, il y avait une communauté de prêtres qui faisaient le service de la paroisse.
Une vicairie, dite de Sainte Radegonde y avait été fondée, et les titulaires étaient nommés par le chapitre de La Chapelle-Taillefer.
L’église romane a perdu sa voûte : le chevet est éclairé par trois fenêtres. Elle possède trois cloches portant les inscriptions suivantes :
« ✠ Ave Maria gratia plena. Dominus tecum X » Cette inscription qui est en belles lettres gothiques est du XIVe siècle.
« ✠ Messire Jean-Baptiste Nicaud, prêtre, curé de Saint-Léger. Parrain : M. Sébastien Salesse, sindic. Marraine : Damoiselle Marie Nicaud. M. F. Pichon, fabricien. Saneta Maria ora pro nobis. – Le Brun, 1739. »
« ✠ L’an 1789, j’ai été bénite par messire F. Moreau, curé et nommée par haut et puissant seigneur messire Marie-Memin Dubouex, chevalier, marquis de Villemort, Sgr. de Fontmorant, Prissac, Vouhet, etc. et par haute et puissante dame Adélaïde-Jeanne-Charlotte Carvoisin, comtesse de Lussac ».
Cette église possède aussi un intéressant fer à hostie de la fin du XIIIe siècle, les lettres de son inscription sont en gothique arrondie.
Pendant la Révolution, le 14 messidor an IV (le 3 juillet 1796), le presbytère de Saint-Léger fut vendu au sieur Decressac, pour la somme de 1 200 francs (Archives de la Haute-Vienne, Q. 148, n° 105).
Ont été curés de Saint-Léger-Magnazeix : N … Boutinon, en 1728. – Jean-Baptiste Nicaud, en 1736, mort en 1771. – N … Lesterp, nommé en 1771, y était en 1781. – N … Moreau, 1789. – Bertrand Cossas, le 24 avril 1803. – François Leborle, le 22 avril 1806. – Pierre Duléry, le 17 septembre 1829. – Joseph Charbonnet, le 29 octobre 1833. – Jean-Baptiste Caboche, le 10 janvier 1838. – François-Antoine-Célestin Dubrac, le 1er juillet 1851. – Pierre Labuze, nommé en 1855. – Joseph Montazeaud, en 1896.
Une borne romaine fut trouvée dans le cimetière de Saint-Léger, en 1847, lorsqu’on fit la route qui touche ce cimetière. Cette borne fut placée près de la mairie de Saint-Léger, où elle est restée longtemps ; elle a ensuite été transportée à Magnac, vers 1894. Elle porte cette inscription :
IMP. CAES …..
PIO. ESVV …..
TETRICO. PIO …..
AVG. C. L. Lv …..
Imp[eratori] Caes[ari] C[aio] Pio Esuv[io] Tetrico. Pio. Fel [ici] Aug [usto]. C[ivitas] L[emovicum] Leu[ge] X ….
A l’empereur Cœsar Caius Pius Esuvius Tetricus, pieux, heureux, Auguste. La cité des Lémovices à X lieues.
Les villages de la commune de Saint-Léger sont :
Ajars, jadis Puy Saint-Jean. Voir ci-après.
Agriers (Les).
Bordessoules.
Bourdelières (Les).
Bos (Le).
Bronzeaux. – Guillaume, Pierre Geoffroi et Etienne, seigneurs de Magnac, fondèrent cette celle grandmontaine en 1172. Elle avait pour patrons la Sainte-Vierge et saint Marc l’Evangéliste. En 1295, il y avait cinq religieux. Elle fut unie au monastère de Grandmont par bulle de 1318.
Ce fut dans cette maison que s’arrêtèrent, à leur retour, les quatre religieux envoyés, en 1181, par le prieur Guillaume de Trahinac à Cologne, pour y chercher des reliques de sainte Ursule et de ses compagnes. Ils écrivirent des Bronzeaux à la communauté du chef d’ordre, à Grandmont, pour annoncer le succès de leur voyage et leur prochaine arrivée.
Caires (Les Grandes).
Caires (Les Petites).
Charauds (Les).
Chaussade (Moulin de La).
Cheyroux (Les).
Chez-Bellat.
Chez-Cruaud.
Chez-Geunier.
Chez-Jaunnel.
Chez-Leuny.
Chez-Massiat.
Chez-Mayaud.
Chez-Trillard.
Chiers (Les). – Il y avait un prieuré de filles, sous le patronage de la Nativité de la Sainte-Vierge, qui dépendait de l’abbaye de La Régle de Limoges. Cette abbesse y a toujours nommé les prieures, ce que’on constate en 1569. Par un décret du 21 mai 1747, ce prieuré fut supprimé, parce que ces revenus étaient devenus insuffisants pour faire vivre les religieuses. Ce qui en restait fut uni à l’abbaye de la Régle qui devait acquitter les charges résultant de cette suppression.
Cicardières (Les).
Commanderie d’Hern. – Cette commanderie, en 1554, était annexée à la pitencerie de la Maison-Dieu de Montmorillon et le prieur du même lieu en nommait les titulaires, en 1554-1558. Les Augustins de Montmorillon en jouissaient au XVIIIe siècle. Elle avait pour patron Saint-Vincent.
Couteil (Le).
Fontbuffaud ou Fontbusseau. – Joachim de Brachet était seigneur de Fontbusseau, en 1503, et Henri de Brachet en 1576. Leurs armes sont « d’azur à deux chiens passants d’argent, écartelé d’azur à un lion rampant d’or ».
Gorces (Les).
Herbets (Les).
Hosne (L’).
Jourdières (Les).
Landes (Les).
Larrat.
Laurencières (Les).
Lignes (Les Grandes).
Lignes (Les Petites).
Loges (Les).
Marcoux (Le)
Martinière (Les).
Mas (Le).
Massiat.
Murat.
Murat. (Etang de).
Peu de Mont.
Picq (Le).
Poux (Le).
Puy-Saint-Jean ou le Mont. – En 1113, Etienne de Magnac fonda le prieuré du Puy-Saint-Jean, qu’il donna à Fontevrault. Ce prieuré de filles avait pour fête patronale la Nativité de Saint-Jean. Au XVIIIe siècle, il appartenait aux religieuses de la Puye, ordre de Fontevrault, diocèse de Poitiers.
Rectaudis (Le).
Ris (le).
Roche (La). – A l’est de ce village, sur une hauteur dont l’altitude est de 305, se trouve un camp de forme carrée, ayant 76 mètres de côté. Il est connu sous le nom de camp de César.
Roussellerie.
Rues (Moulin des).
Séjottes. – Près de ce village, se trouve un « Polissoir » ou rocher, sur lequel on polissait, par frottement, les haches en pierre.
Villagrand.
Villaudrand.
Villeux.
Verrière (La).