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Extraits du Dictionnaire Historique et Géographique de la Haute-Vienne d'André LECLER

Réimpression de l'édition de Limoges, 1920-1926 - Laffite Reprints, Marseille, 1994

Date : 11/02/2023

 

ST-MARTIN-LE-MAULT, chef-lieu de commune dans le canton de Saint-Sulpice-les-Feuilles, a 1 249 hectares de superficie et 412 habitants. Son altitude au-dessus du niveau de la mer est de 215 mètres.

Saint-Martin-le-Mault, appelé en 1212, Sanctus Martinus Malus, Saint-Martin-le-Pommier, est une cure de l’ancien archiprêtré de Rancon, dont la fête patronale est celle de l’ordination de saint Martin de Tours. Les curés y ont été nommés par l’abbé du Bourg-Dieu jusqu’en 1560, par le prince de Condé jusqu’en 1666, par l’évêque de Limoges jusqu’en 1693, enfin par le roi jusqu’en 1771. Au XVIIIe siècle cette paroisse avait 380 communiants, environ 507 habitants.

L’église a la forme d’une croix latine ; le portail gothique est orné d’un simple store retombant sur des chapiteaux chanfreinés ; au-dessous, dans une petite niche est une statue de Saint-Martin.

La cloche porte cette inscription : « ✠ L’an 1812 j’ai été bénie par M. J. Moreau, curé de cette paroisse, sous l’invocation de saint-Martin. Mon parrain a été M. Pe Brac, propriétaire de la terre de saint Martin, maire et notaire à Lussac, et ma marraine De Me Brac, épouse de M. Léon Nicaud, propriétaire et maire à Lignac. M. Nu Daudet, maire. – Isidore Cornevin fecit ». 

Pendant la Révolution, le 21 messidor an IV (9 juillet 1794), le presbytère fut vendu au sieur Beylot pour la somme de 1 255 francs (Archives de la Haute-Vienne. Q. 147, n° 137).

La cure de Saint-Martin fut supprimée en 1804 et ensuite rétablie en 1840 ; pendant ce temps le service de la paroisse fut fait par les curés voisins.

Ont été curés de Saint-Martin-le-Mault : Martin Prévost, mort en 1557. – P. Rampion, chanoine du Dorat, 1557. – Nicolas Aupetit, en 1560, résigne au suivant. – Pierre Vacherie, l’aîné, 1560. – Denis de Puichaffrai, 1603. – Denis Guillemin, 1604, mort en 1609. – Jacques Delanet, 1620, mort en 1628. – Léonard Perrin, 1633. – Simon Baudoux, 1633, 1634. – Charles Chapaud, 1651. – Léonard Bourguignon-Souchaud, 1655-1657. – R . Deringère, 1664-1665. – Jean Lamarque, 1674. – N… Castille, 1676-1680. – N… Gosgué, 1685. – Jean Génevois, 1721. – Léonard Delabrousse, 1733, mort en 1748. – Léonard Delabrousse, 1748-1757. – Léonard Dubrac, 1758-1771. – Claude Bonnet, 1771-1792. – Jean-Noël Brugeaud, nommé le 24 avril 1803. – J. Moreau était curé en 1812. – Pierre Duléry, nommé le 30 janvier 1838. – Antoine Brunerie, le 24 septembre 1838. - Mathurin Bandel, le 11 septembre 1843. – Augustin Joubert, le 11 août 1845. – Benoît Dufraisse, le 9 décembre 1845. – Léon Limousin, en 1869. – Louis-Marie Sapin-Truffy, en 1874. – Désiré Moëx, en 1877. – Lucien Chassagne, en 1884, jusqu’en 1888 ; après cette date le service de la paroisse est fait par les prêtres voisins.

Près de l’église on voit encore le vieux logis des seigneurs de Saint-Martin-le-Mault ; il forme deux corps de bâtiments en équerre, flanquées d’une tour ronde. En 1405, il était tenu par Marie Chardon. En 1458, on y trouve Guillaume Couraud, écuyer, seigneur de Saint-Martin, dont les armes sont : de sable à la croix d’argent et une bordure de gueules. A la mort de Claude Couraud, qui ne laissa pas de postérité, le fief de Saint-Martin resta indivis entre ses héritiers, les Auboutet, Longbost et de Vérines. Balthazar de Vérines en était seul propriétaire en 1625. Antoine-Joseph de Vérines, qui figure sur la liste de la noblesse de 1789, n’émigra pas, et mourut à Saint-Martin, l’an Ve de la République. De Vérines porte pour armes : d’argent à trois bandes de gueules, celle du milieu chargée de trois coquilles d’or.

 

Les villages de la commune de Saint-Martin-le-Mault sont :

 

Chaume (la). – Léonard Mazéroux est sieur de La Chaume en 1636 ; ce furent ensuite les Guillemin dont le dernier est mort en 1824.

Lambertière.

Maison-Neuve, mentionnée en 1458.

Mazaire (la). – Des fouilles faites en ce lieu, en 1898, ont mis à jour une importante villa gallo-romaine qui semble avait été détruite à la suite d’un incendie.

Montbon. – Un souterrain, refuge de l’époque gallo-romaine existe dans ce village.

Monternon. – Les Guillemins, sieurs de Monternon, vendirent cette seigneurie aux de Vérines, en 1784.

Moulin Mathé.

Moulin Chardon.

Moulin du Paulmet.

Paulmet (Le). – A la mort de Raoul Vézien la seigneurie du Palmet fut attribuée à sa fille Perrette, épouse de Pierre de Verdilhac, en 1585. Plus tard, le 23 juillet 1697, le Paulmet fut acquis par le marquis de Lussac, et il appartenait encore à sa famille au moment de la Révolution.

Petit-Passedoux. – La plus grande partie de ce village est du département de l’Indre.

Rouilles (Les).

Vignes (Les).