Réimpression de l'édition de Limoges, 1920-1926 - Laffite Reprints, Marseille, 1994
Date : 11/02/2023
SAINT-MAURICE-LES-BROUSSES, chef-lieu de commune dans le canton de Pierre-Buffière, a 1 086 hectares de superficie et 505 habitants. Son altitude au-dessus de niveau de la mer est de 391 mètres.
La cure de Saint-Maurice-les Brousses était dans l’ancien archiprêtré de la Meyze. Les pouillés la nomment dès 1360. Son patron est Saint-Maurice. L’évêque de Limoges en a toujours nommé les curés. Au XVIIIe siècle, on y comptait 680 communiants, environ 907 habitants.
Cette paroisse a eu bien à souffrir pendant la Révolution. Son église et son cimetière furent mis en vente l’an II de la République ; mais l’acte d’acquisition ne fut fait que le 12 mars 1806 en faveur du sieur Martial Thomas, au prix de 610 francs pour ces deux objets. (Archives de la Haute-Vienne, Liasse 291). Le 17 fructidor an IX (4 septembre 1801), le sieur Mandavit fit l’acquisition du presbytère pour la somme de 1 226 francs (Idem, Q. 151, n° 386).
Après le Concordat cette paroisse fut desservie en binage, par le curé de Jourgnac. Enfin en 1882 on se mit à construire une nouvelle église, qui a été bénite et inaugurée le 22 août 1886. Le nouveau curé, M. l’abbé Schir a été installé le même jour ; c’est un jeune prêtre alsacien, demeuré très bon français, qui a obtenu de Mgr l’évêque de Limoges, ce très modeste poste, pour s’y consacrer tout entier au service des âmes.
Ont été curés de Saint-Maurice-les-Brousses : Jacques Leima, en 1422. — M. Audoin Bertand prit possession le 17 juin 1537. — Jean Guydonis prit possession le 11 octobre 1635. — Claude Baillot, 1640 (ancien curé de Compreignac), mort chanoine de Saint-Martial, en 1647. — Jean Baillot son neveu (ancien curé de Compreignac), mort chanoine de Saint-Martial, et protonotaire du Saint-Siège apostolique en 1652. — Léonard Baillot, 1681. – Léonard-Joseph Bessas était curé en 1744 et 1760. — Pierre Robert, nommé en 1768 et 1780. — N… Tarnaud, en 1784. — François Thouvenet, en 1788. Après le Concordat cette paroisse a été très longtemps desservie en binage. On y trouve ensuite : Victor Schir, nommé curé en 1886. — Etienne Laurent, en 1887. — Aubin Mandon, en 1892. — Louis Fourneron, en 1899. — Pierre Dupland, en 1914.
En 1757, Bernard de David, chevalier, baron des Renaudies, était seigneur de Saint-Maurice-les-Brousses, Saint-Hilaire-Lastours, etc. Il avait épousé Madeleine de David de Lastours. Son fils Jean-François David des Renaudies, émigra pendant la Révolution et tous ses biens, qui étaient importants, situés dans la paroisse de Saint-Maurice-les-Brousses, furent vendus devant le district de Saint-Yrieix, pour le compte de la Nation, en 1794. Armes : d’or à 3 coquilles de sinople.
Les villages de la commune de Saint-Maurice-les-Brousses sont :
Aupuy. — La grande voie romaine de Bordeaux à Bourges, par Limoges, traversait la commune du sud au nord : elle y entrait à Aupuy, touchait la Triquerie et passait entre le bourg et le Grand-Village.
Bretet.
Charbonnière.
Couillat ou Grand Village. — A M. David des Renaudies, en 1790.
Fousserie (La).
Gabies (Les).
Grand-Village (Le).
Grave (La).
Guillat, qui appartenait à Jean-Marie De Voyron, prêtre du diocèse de Limoges, déporté en Italie pendant la Révolution, puis mort chanoine de la Cathédrale le 18 décembre 1809.
Loge (La). – A M. David des Renaudies, en 1790.
Maison-Rouge.
Mimolle.
Moulin de Chabat.
Pomaret.
Penaud (Le)
Pousses (Les). — Le 24 juin 1594, les Croquants, au nombre de quatre mille, furent battus et mis en pleine déroute au lieu des Pousses, sur la limite des paroisses de Nexon et de Saint-Maurice–les-Brousses, par M. de Chamberet, gouverneur du Limousin. Quinze cents des leurs furent tués et on leur fit un grand nombre de blessés. Jean-François David des Renaudies était seigneur des Pousses, en 1790.
Porte (La). — A Jean-François David de Lavergne, chevalier, seigneur des Renaudies, en 1790.
Poveix. — Au même (1790).
Triquerie (La). – Au même (1790).
Tuilerie.
Viallefolle