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Extraits du Dictionnaire Historique et Géographique de la Haute-Vienne d'André LECLER

Réimpression de l'édition de Limoges, 1920-1926 - Laffite Reprints, Marseille, 1994

Date : 11/02/2023

 

SAINT-OUEN, chef-lieu de commune dans le canton du Dorat, a 2 212 hectares de superficie et 557 habitants. Son altitude au-dessus du niveau de la mer est de 222 mètres.

La cure de Saint-Ouen, dans l'ancien archiprêtré de Saint-Junien, a pour patron saint Ouen de Rouen dont la fête est le 24 août. En 1531, l'évêque de Limoges nommait un curé à Saint-Ouen, mais depuis 1555 jusqu'à la Révolution ils ont toujours été nommés par l'Aquilaire du chapitre du Dorat. Au XVIIIe siècle, il y avait dans cette paroisse 145 communiants, environ 195 habitants.

La cloche de l'église de Saint-Ouen est de l'année 1575 ; on y voit l'inscription suivante en lettres gothiques : « ✠ Sancte Audoane, ora pro nobis. L'an mil Vc LXXV ».

Pendant la Révolution, le 5 vendémiaire an V (26 septembre 1796), le presbytère de Saint-Ouen fut vendu au sieur Rastier, pour la somme de 1 287 francs (Archives de la Haute-Vienne. Q. 147, n° 319).

En 1860, un pont à trois arches a été construit sur la Gartempe à Saint-Ouen, pour le passage de la route de Bellac au Dorat.

Ont été curés de Saint-Ouen : Jacques Tailhandier, nommé en 1555. — Jean Rampion, chanoine du Dorat, nommé en 1590. — N … Nicault, nommé en 1730, meurt en mars 1776. — N … Maurat, nommé en 1776. — Jean Malbay, qui avait été curé de Mounisme en 1789, et déporté pendant la Révolution, fut nommé le 24 avril 1803, curé de Saint-Ouen et Mounisme, et mourut en février 1824. — N … Pierri, en 1832. — N… Richard, en 1859. — Pierre Rouchon, en 1862. — Camille Lesme, en 1876. — Hippolyte Misme, en 1890. — Albert Péricat, en 1908. — Paul Guy, en 1909. — Clément Delavaut, en 1912.

 

Les villages de la commune de Saint-Ouen sont :

 

Age-Barrière (Moulin de l').

Beaumont.

Bussière au Pigny avait appartenu aux Templiers et devint la propriété de l'Ordre de Malte. C'était une préceptorerie ayant une chapelle dédiée à Saint Georges. Elle était une annexe du Breuil-au-Fa et le commandeur de Limoges en nommait les titulaires. En 1615, sa chapelle était un oratoire de dévotion dans la paroisse de Monisme où le curé célébrait la messe une fois par semaine.

Bussière Haute (La).

Champs (Les).

Chôme (Moulin de).

Dougier.

Gouillards (Les).

Gorce (La).

Granges (Les).

Granges (Moulin des).

Leitor.

Lerignat.

Mas de Chôme.

Mazet (Le). — Le château du Mazet est l'habitation des comtes de Roffignac, dont les armes sont : « d'or au lion rampant de gueules ou d'azur au lion rampant d'or ».

 

Monsejaud.

Monismes, jadis cure dans l'ancien archiprêtré de Rancon, avait la Nativité de la Sainte Vierge pour fête patronale. L'évêque de Limoges y a nommé des curés jusqu'au 20 juin 1483. Ce fut ensuite l'Aquilaire du chapitre du Dorat. Au XVIIIe siècle, il y avait 260 communiants, environ 347 habitants. Ont été curés de Monisme : N… Paignon, mort le 6 septembre 1715. — Jean-Baptiste Montazeau, nommé en 1770. — Jean Mallebay, nommé le 16 juin 1789, subit la déportation et revint curé de St-Ouen en 1803.

Pendant la Révolution, le 27 prairial an IV (15 juin 1796), le presbytère de Monisme fut vendu au sieur François Demoulin, fils, pour la somme de 927 francs. (Archives de la Haute-Vienne, Q. 148, n°43). Après le Concordat de 1801, la paroisse de Monismes a été unie à celle de Saint-Ouen. De son église du XIVe siècle, qui était ruinée, on en a cependant fait une nouvelle qui ne conserve que la porte de l'ancienne.

Pradeau (Chez).

Rateleaud (Le).

Rouyère.

Tremblades (Les).

Ville-du-Bost (La). Appartenant à la famille Aubugeois dont les armes sont : « d'azur au chevron d'argent, ou d'or, trois étoiles ou molettes d'argent en chef, et un croissant de même en pointe ».