Réimpression de l'édition de Limoges, 1920-1926 - Laffite Reprints, Marseille, 1994
Date : 11/02/2023
SAINT-PRIEST-LIGOURE, chef-lieu de commune dans le canton de Nexon, a 4.113 hectares de superficie, et 1.687 habitants. Son altitude au-dessus du niveau de la mer est de 357 mètres.
Saint-Priest-Ligoure, cure de l'ancien archiprêtré de La Meyze, a pour patron saint Priest d'Auvergne, et aussi saint Christophe. L'évêque de Limoges y a toujours nommé les curés. Au XVIIIe siècle on y comptait 980 communiants, environ 1.307 habitants.
L'église de Saint-Priest-Ligoure qui était une construction romane, a été refaite en partie ; elle a le chevet à trois pans, et, au-dessus de sa porte, du côté du couchant, un haut pinacle dans les baies duquel sont les cloches portant les inscriptions suivantes :
« ✠ D. O. M. - J'ai été fondue et bénite sous l'épiscopat de Mgr Bernard Buissas. M. Antoine Chaussade curé de la paroisse. M. Boutot-Monteil, maire de Saint-Priest-Ligoure. J'ai eu pour parrain M. Bony de la Vergne,représenté par M. Adrien Bony de la Vergne, et marraine Mme Boutot-Monteil, née Bonnefont, représentée par Mlle Maria-Alica, B. M. sa fille. - Membres de la fabrique : MM. Deluret, Maurze, Roux, Boutot, Lavergnas, Roche, Bonnafy, Montazeau, 1853 - Causard, fondeur ».
« Nous sommes soeurs nées, le même jour, soyons d'accord toujours pour appeler à la prière les enfants du Dieu d'Israël - M. Gabriel de Luret de Feix fut mon parrain et Mlle Alexandrine de Bony de La Vergne, marraine - Bonnafy, Montazeau, 1853, - Causard, fondeur ».
Gérald Tarneau, notaire à Pierrebuffière, a écrit un Journal dans lequel il dit : « Le lundi, 17e février 1426 (nouveau style 1427), Poton de Xaintrailles avec ses soldats et d'autres de Limoges, s'empara de l'église paroissiale de Saint-Priest-Ligoure et ils la brûlèrent avec toutes ses reliques, ses livres, ses ornements et tout ce qu'elle contenait ; les habitants furent obligés de fuir, ils perdirent, avec cette église, tous leurs biens, leur blé et tout ce qu'ils possédaient, et furent obligés de mendier pour vivre ».
C'est probablement à la suite de cette catastrophe que l'église fut reconstruite telle que nous la voyons aujourd'hui.
Lors de la distributions des reliques du trésor de l'abbaye de Grandmont, l'église de Saint-Priest reçut, le 20 décembre 1790, celles qu'on y vénère encore. Ce sont des reliques de saint Etienne de Muret, de deux des compagnons de saint Maurice et des sept martyres compagnes de sainte Ursule. Le chef d'une de ces dernières est conservé entier dans une coupe en étain.
Sur la frise de la clôture en bois des fonts baptismaux, on lit en caractères du XVIe siècle l'inscription suivante, qui attend encore une explication : Gardes vos duran, portor vivo Ihs.
L'église de Saint-Priest-Ligoure a été érigée en cure de 2e classe le 5 mai 1827.
En 1859 on a baissé le niveau de la place qui entoure l'église d'un côté, afin de la raccorder avec celui d'un nouveau pont construit sur la Ligoure à la sortie du bourg. Ce travail pouvait compromettre la solidité de l'église, car on a mis à jour une partie de ses fondations. L'inscription suivante a été gravée sur le nouveau pont : « Edifié en 1859, par M. G. Deluret-de-Feix, maire ».
Ont été curés de Saint-Priest-Ligoure : Jean de Bony de Lavergne, prieur de l'Artige et curé de Saint-Priest en 1489. - Martial de Beyssac, chanoine de Limoges et curé de Saint-Priest le 6 novembre 1508. - N... Nantiat, 1725. Pierre Mazard, nommé en 1749, résigna à son neveu qui suit en 1786. - Pierre Mazard, 1786. - Pierre Chastaignon, nommé le 24 avril 1803. - François Julie, en 1803. - Jean Masmoret, le 1er décembre 1807. - François Masmoret, le 1er décembre 1816. - Jean-Baptiste-Josaph Pradel de Lamaze, le 1er mars 1817. - Elie Ribière, le 1er janvier 1822. Cette cure étant élevée à la 2e classe, il y eut une seconde nomination le 1er juillet 1827. - Jacques Delarebérette, le 1er décembre 1831. - Léonard Auguste Nicard, le 12 avril 1851. - Antoine Chaussade, le 30 mai 1851.- Jean Coutier, le 20 octobre 1865. - Emile Pascal, le 7 septembre 1892.- Pierre Marty, le 30 Janvier 1901.
Les villages de la commune de Saint-Priest-Ligoure sont :
Babaud
Bancaud
Beaucounour
Beaucounour (Moulin de)
Bellaudie (La)
Cachenis
Cap (Moulin du)
Champagnac
Chassagne
Côte (La)
Cour (La)
Croix de la Chabannes
Deveix
Elyas (Château)
Elyas (Moulin d')
Freisseix (Le)
Fressinet était une cure dans l'ancien archiprêtré de La Meyze, qui avait pour patron de saint Pierre ès-Liens. Le prieur de Saint-Gérald de Limoges en nommait les titulaires ce fut ensuite l'évêque après l'union de ce prieuré à l'hôpital de Limoges. Au XVIIIe siècle on y comptait 200 communiants environ 348 habitants. Une vicairie avait été fondée dans cette église, par Constantin Bernard, damoiseau, en 1362. Une autre par un de Lur, seigneur de Freyssinet.
Ont été curés de Freyssinet Pierre Dupuy, 1442.- Guillaume de Peyrusse, en 1486. - Guillaume de Peyrusse, en 1486. - Aymery de La Douyrye, en 1561.- N... de Maumont, 1762. - Pierre Chabrol, en 1779, qui fut déporté pendant la Révolution.
Au concordat de 1801, la paroisse de Fressinet fut unie à celle de Saint-Priest-Ligoure.
Fressinet (Moulin de)
Gollerie (La)
Goulet (Le)
Hôpital (L')
Jugie (La)
Lavaud
Lavergne (Châteu de) - L'ancien château de La Vergne a été remplacé vers 1780, par un autre qui est une belle construction moderne. Depuis longtemps la famille de Bony possédait ce lieu, car on trouve dans le cartulaire d'Uzerche un acte de l'an 1000, dans lequel Aimeric de Pierrebufière parle des revenus qu'il possédait dans le mas des de Bony, paroisse de Saint-Priest-Ligoure. On voit par là ce que vaut la
théorie à la mode sous Louis XIV qui a prétendu que les de Bony étaient venus d'Italie, plusieurs siècles après cette date.
La famille de Bony a formé plusieurs branches, mais la branche aînée, les marquis de Bony sont toujours au château de La Vergne. Leurs armes sont : « de gueules à trois besants d'argent 2 et 1 » avec la devise : « Bisantiis nummis pauperibus adest »
Leibreix (Las)
Leyssènes - Raymond de Bony, chevalier en 1218, cédait à Jean Prater deux terres au mas de Leyssènes. Nicolas Baillot, seigneur de la Blanchardie, possédait des rentes féodales sur Leyssennes. Il les vendit au XVIe siècle, à M. de Joussineau, seigneur de Fressinet.
Maison-Neuve
Masgontier
Mont (Le)
Monteil (Le Grand)
Monteil (Le Petit)
Mourier (Le)
Nazaurand
Plagne (La), où était en 1471, une chapelle dépendant du monastère de Saint-Augustin de Limoges. Elle était ruinée au XVIIIe siècle.
Pleinjoubaud
Prunas (Las)
Puymie (La) - Un tumulus a été fouillé en ce lieu en 1897, on y a recueille des débris de poterie ancienne, bracelets, agrafes, etc. Il existe d'autres tumulus dans le voisinage.
Ribière (La)
Theil (Le)
Tourdon
Tourdonnet (Château de) - La famille de Joussineau qui florissait au XVIe siècle, portait primitivement le nom de Fressinet, terre dont elle possédait aussi la seigneurie. Pierre de Joussineau, seigneur de Fressinet et de Tourdonnet, mourut vers 1340. Elle a formé plusieurs branches en Limousin. Ses armes sont : « de gueules au chef d'or ».
Trape (La)
Tuileries (Les)
Vallemy
Vignes (Les)
Villetelle (La)
Violezeix