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Extraits du Dictionnaire Historique et Géographique de la Haute-Vienne d'André LECLER

Réimpression de l'édition de Limoges, 1920-1926 - Laffite Reprints, Marseille, 1994

Date : 11/02/2023

 

SAINT-SORNIN-LA MARCHE, chef-lieu de commune dans le canton du Dorat, a 2438 hectares de superficie et 781 habitants. Son altitude au-dessus du niveau de la mer est de 233 mètres.

La cure de Saint-Sornin-la-Marche, dans l'ancien archiprêtré de Saint-Junien, avait pour patron saint Saturnin de Toulouse. L'aquilaire du chapitre du Dorat en nommait les titulaires. Au XVIIIe siècle il y avait 880 communiants, environ 1173 habitants.

Une vicairie fut fondée dans cette église, le 9 mars 1539, par Pierre de Prinçay, seigneur de Saint-Sornin et Perrette ou Pétrine de Lonnay sa femme. Cette vicairie était appelée de sainte Catherine de Lassenchier. Leurs descendants devaient nommer les titulaires. Ce furent Jean de Prinçay, écuyer, frère du fondateur ; Jacques de Marsanges, écuyer sieur de Choizette avec Marie de Boislesac, comme seigneur de Saint-Sornin, en 1682 et 1693. Marie de Boislève, femme de noble Mathieu de Chenaud, sieur de Champellier, en 1717 et 1719.

Une chapelle dédiée à la sainte Vierge existait jadis dans cette paroisse au lieu nommé Le Garandeau.

La cloche de Saint-Sornin porte l'inscription suivante qui en lettres gothiques avec une fleur de lis entre chacun des mots qui la composent :

« ✠ S. Johanes ora pro nobis. J. Ho du Pipro cur. L. D. G. M. CCCC IIII XV. Ave Maria », que l'on peut traduire ainsi : saint Jean priez pour nous. Jean-Baptiste du Pipro, curé. L'an de grâce, 1495. Je vous salue Marie.

Il y a dans le clocher de Saint-Sornin une cloche qui est hors d'usage, elle est probablement de la fin du XVe siècle. On y voit cette inscription : « ✠ Exurge Dne adjuva nos, IRGP D L E M, M 29 ».

Les premiers mots sont ceux que l'on chante à la procession des Rogations, et les dernières lettres sont peut-être la suite de ces paroles liturgiques : Exurge Domine adjuva nos, et libera nos propter nomem sanctum tuum.

Ont été curés de Saint-Sornin-la-Marche : Léonard Chault, nommé en 1563. — Jean Teytaud, en 1574. — Pierre Chasser, en 1595 résigne au suivant. — Bertrand Jousseaulme, 1595. — Joseph Maurat, en 1693. — N… Rampion, en 1731. — N… Maurat, nommé en 1762, mort en avril 1763. — Pierre Brunet, nommé en 1763, meurt en janvier 1777. — François Savard, 1777, déporté en Savoie pendant la Révolution. — François Lacroix, nommé le 24 avril 1803. — Jean-Baptiste Charles, le 1er janvier 1821. — Jean-Baptiste Merle, le 1er janvier 1827. — Gabriel Bouscarel, le 1er octobre 1830. — Jean-Baptiste Courtaud, le 7 décembre 1835. — Léonard-Marie-Sylvestre Duchiron, le 16 juillet 1844. — Jean-François Pauly, le 20 octobre 1845. — François Paufique, en 1873. — André Dufour, en 1888. — Victor Chaumanet, en 1890. —  Henri Fort, en 1905. — Maurice Thoumas, en 1907.

Le château de Saint-Sornin-la-Marche, dont il ne reste rien aujourd'hui, occupait l'emplacement du presbytère actuel. Le chœur de cette église paroissiale était la chapelle du château. Parmi les seigneurs de ce lieu, nous trouvons :

Pierre Prinçay, écuyer seigneur de Saint-Sornin-la-Marche, qui épousa en 1530, Perrette de Launay.

François de Royère, baron de Beaudeduit, seigneur de Saint-Sornin-la-Marche vivait en 1598. Ses armes sont : de gueules à trois fasces vairées.

Pierre Robert, conseiller du roi, lieutenant général de la sénéchaussée du Dorat, seigneur de Saint-Sornin-la-Marche, pendant la peste qui désolait le pays, conduisit sa femme Louise Thomas, dans son château de Saint-Sornin, le 16 août 1631. Elle y mourut le 19 décembre suivant. Ses armes sont : d'azur au cygne déployé d'argent à deux têtes béquées d'or, membré de gueules.

Hector de Boislève, écuyer, seigneur de Saint-Sornin-la-Marche, capitaine d'infanterie, mourut au bourg de Saint-Martin dans l'Isle de Ré en mai 1561. Sa fille, Marie, épousa Jacques de Marsanges.

Après la Révolution, l'ancienne paroisse du Pont-Saint-Martin ayant été supprimée, tout son territoire sur la rive droite de la Gartempe fut uni à la commune de Saint-Sornin, et celui de la rive gauche fut donné à la commune de Saint-Bonnet-la-Marche. C'est sur cette dernière que se trouve l'ancienne église du Pont-Saint-Martin.

 

Les villages de la commune de Saint-Sornin-la-Marche sont :

 

Age-Biche (L’).

Age-Cantaud (L’). — N… de La Lande, seigneur de l'Age-Cantaud fut tué le 23 novembre 1578, dans le bourg de La Croix, et fut enterré au Dorat. Pierre de La Lande, écuyer, seigneur de l'Age-Cantaud, figure au rôle des gens de qualité de 1620, ainsi que les hoirs de Jehan de La Lande, écuyer, seigneur du Bas-Age-Cantaud. François de La Lande, seigneur de l'Age-Cantaud, épousa le 13 août 1647, Gabrielle de Conniac. La Lande porte pour armes : « écartelé d'argent et d'azur ».

On remarque près de ce hameau une ancienne tour carrée de 10 mètres sur chaque face, entourée d'un fossé d'une largeur moyenne de 6 mètres et présentant une circonférence extérieure de 180 mètres.

Bel-Air.

Chassat.

Chêne-Blanc (Le).

Chez-Beaumont.

Chez-Billère.

Chez-Chalard.

Chez-Jouany.

Chez-Marcdoux.

Chez-Paraat.

Chez-Peillaud.

Chiron (Le). — Guy-Théobald Junien, avocat en parlement au siège royal du Dorat, par acte du 24 mars 1872, a acquis de dame Jeanne Aubugeois, épouse de Jean-Armand de Grattebois, conseiller du roi, et receveur des tailles au blanc en Berri, le domaine et métairie du Chiron.

Coux (Les).

Coux (Le Bas)

Coux (Le Haut)

Forges (Les)

Gane (La Grande)

Gane (La Petite)

Jarriges (Le Bas)

Jarriges (Le Haut)

Jauberterie (La)

Larat

Lavaud

Libiaulière

Moulinot (Le)

Pin (Le Grand)

Pin (Le Petit)

Pixette (La)

Planteloup

Sauguillon (Le)

Sebioux (Le Bas)

Sebioux (Le Haut)

Sept (Les)

Tour (Le)

Tour (Moulin du)

Vignaud (Le)