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Extraits du Dictionnaire Historique et Géographique de la Haute-Vienne d'André LECLER

Réimpression de l'édition de Limoges, 1920-1926 - Laffite Reprints, Marseille, 1994

Date : 11/02/2023

 

Saint-Sulpice-les-Feuilles, chef-lieu de canton dans l’arrondissement de Bellac, qui comprend les communes d’Arnac-la-Poste, les Grands-Chézeaux, Cromac, Jouac, Lussac-les-Eglises, Mailhac, Saint-Georges-les-Landes, Saint-Martin-le-Mault, Saint-Sulpices-les Feuilles. Il a 33.103hectares de superficie, et 9.411 habitants.

La commune de Saint-Sulpice-les-Feuilles a 3563 hectares de superficie et 1.987 habitants, son altitude au-dessus du niveau de la mer est de 279 mètres.

La cure de Saint-Sulpice-les-Feuilles, dans l’ancien archiprêtré de Rancon avait, au XVIIIe siècle, 1.880 communiants, environ 2.507 habitants. Son patron était saint Sulpice et les curés étaient nommés par le prévôt de Saint-Benoit-du-Sault, du diocèse de Bourges ; Le supérieur du Séminaire des Missions étrangères eut ce droit de nommer les curés, lorsque la prévôté de Saint-Benoît fut unie audit Séminaire.

La nouvelle église de Saint-Sulpice-les-Feuilles est en style ogival du XIIIe siècle : elle a été élevée sur les plans de M.Victor Guy. Elle est en forme de croix, a 35mètres de longueur et une hauteur de 19 mètres ; un clocher octogonal dont la base carrée forme un porche à trois côtés ouverts, s’élève sur la façade. Le chœur et l’autel sont éclairés par trois fenêtres percées dans le chevet, qui est à pans. L’autel est de marbre blanc, porté sur six colonnes. Elle a été consacrée par Mgr Buissas, évêque de Limoges, le 20 août 1851. Plus tard, en 1885, pour consolider la voûte de cette église on y a ajouté deux nefs latérales en forme de bas-côtés.

Cette église possède deux précieux reliquaires venant de l’abbaye de Grandmont. Le premier a une base de cuivre doré sur laquelle s’élève une petite statue d’argent de saint-Sébastien, attaché à un arbre et percé de flèches. Autour de la base on voit des figures en émail et les armoires d’Antoine Lallemand, évêque de Cahors et abbé de Grandmont qui avait donné ce reliquaire à son abbaye en 1479.

Le second représente un ange ciselé et émaillé, qui porte un doigt de saint Léonard dans un vase de cristal de roche placé sur sa tête. Ce reliquaire est très curieux pour l’histoire de l’application de l’émail. Il est peut-être antérieur au XIIe siècle.

Par arrêté ministériel du 20 juin 1891, ces deux reliquaires ont été classés monuments historiques.

Les deux cloches de Saint-Sulpice portent les inscriptions suivantes :

« ✠ Septembre 1879. Léon XIII pape. Alfred Duquesnay, évêque de Limoges, Mathurin Bandel, curé. Jean-Baptiste-Ferdinand Aufort, maire. Marie-Charles de Puifferat, ancien préfet du Puy-de-Dôme, parrain. Mme Marie-Thérèse-Emilie-Louise Dubrac, veuve Gauthier, marraine. — Ad laudem  Beatissimoe Virginis immaculator. — De même que l’oiseau chanteur lui dit sa complainte, à la vierge sainte je dis les soupirs de mon cœur. — Bollée, d’Orléans, fondeur ».

« ✠ Septembre 1879. Léon XIII pape, Alfred Duquesnay, évêque de Limoges, Mathurin Baudet, curé de la paroisse J.-B.-F. Aufort , vice-président du Conseil  général , maire de Saint-Sulpice, parrain.. Melle Marie-Albertine de Pot, marraine. — Ad gloriam sanctissimi  cordis Jesus — Afin de satisfaire à tous, on me fit une sœur jumelle, l’on m’amoindrit un peu pour elle, sans rompre l’accord entre nous — Bollée d’Orléans, fondeur ».

Avant la Révolution, l’église de Saint-Sulpice possédait trois cloches comme le constate le procès-verbal suivant : «  Le vingtième jour du mois de juillet 1664, on été bénites trois cloches : La première pour l’église, qui est appelée la cloche du Saint-Sacrement, sous le nom de Saint Blaise et de Sainte Mathurine, qui sont Blaise Demaillasson et Mathurine Jammot. La seconde qui est pour Saint Michel, a été parrain Me Roux de Maillasson et demoiselle Eslenne Pot. La plus petite pour sonner aux processions, a été parrain : Léonard de Maillasson et Marguerite Chambon ; Signé : Demaillasson, Hélène Pot, B. de Maillasson, Perrot ».

Deux de ces cloches furent prises pendant la Révolution. Par délibération du district du 25 floréal an II (4 mai 1794) elles furent envoyées à Morterolles, pour être de là conduites à Limoges. Celle qui fut conservée a servi jusqu’en 1879, et sa refonte est signalée ci-dessus à cette date.

Ont été curés de Saint-Sulpice-les-Feuilles : Guillaume Thibaud, à sa mort, Mathurin Nebout fut nommé curé par le prévôt de St-Benoit-le-Sault, Jean des Noyers, se disant nommé par Bulle de Rome, lui intenta un procès, mais il fut condamné par arrêt du 27 mai 1419. – Léonard Doussinaud, en 1599. N…Massard, 1611-1631.- Mathieu Dupare, 1631-1665. – J.Dupare, 1665-1681.- Jean Castille, 1682-1686.- Jacques Danjean, 1719-1755. – Joseph Delacoux, 1755-1789. – Sylvain Nicot, qui avait été déporté sur les pontons de Rochefort fut nommé le 24 avril 1803, puis la cure ayant été élevée à la 2e Classe, il eut une nouvelle nomination le 1er novembre 1827, et mourut en 1844. – Louis-Joseph Philippe Pascaud, le 9 avril 1885. – Joseph Pergay, le 6 mars 1887. – Louis-François Nazaire, le 21 janvier 1893. – Barthélémy Joly, en 1913.

Par ordonnance épiscopale du 4 décembre 1916 , le siège du doyenné de Lussac-les-Eglises est transféré en la paroisse de Saint-Sulpice-les-Feuilles et Barthélémy Joly, nommé curé doyen.

Outre le cimetière actuel de Saint-Sulpice, il y en avait jadis un autre autour de l’ancienne église de la paroisse. C’est dans ce dernier qu’existait, en 1640, une chapelle dédiée à Saint-Michel. On a vue ci-dessus la bénédiction de sa cloche fondue en 1664.

L’ancienne église de la paroisse dont il ne reste rien, était une construction romane du XIe et XIIe siècle. Elle avait été restaurée en 1636, date gravée sur une de ses pierres. Après la restauration du culte en 1801, des réparations y furent exécutées en 1809 et en 1848, mais elle menaçait ruine, on a été obligé de la démolir et de construire à peu près à la même place celle qui existe aujourd’hui.

Il existait dans cette ancienne église une Confrérie du Saint-Sacrement, et on trouve dans le registre des décès, au 24 octobre 1750, celui de Silvain Besges « lequel a été baile de la confrérie du Saint-Sacrement pendant quarante ans et l’a gouvernée en parfait honnête homme et au grand profit de l’église. »

Pendant la Révolution, le 8 fructidor an VII (25 août 1799), le presbytère de Saint-Sulpice-les-Feuilles fut vendu au sieur Pérot, pour la somme de 1.350 francs (Archives de la Haute-Vienne, Q.151, n° 378).

 

Les villages de la commune de Saint-Sulpice-les-Feuilles sont :

 

Age-Bouillerand (L’).

Age de Maillason (L’). – Près de ce village est un dolmen à moitié renversé, dont la table a 3 mètres 50 c. de longueur sur 2 mètres de largeur.

Bantard, lieu détruit, où il y avait au XVe siècle un moulin dépendant de Mondon.

Bardon (Le), où il y avait autrefois deux moulins : celui qui était sur la chaussée de l’étang a été détruit au XVIIIe siècle.

Bellevue.

Berlande. - Où était un dolmen qui a été détruit.

Boismandé. – Village important sur la route nationale.

Bournazeau était un fief qui a été incorporé à Saint-Sulpice.

Boutinotière (La).

Bras (Les) – En 1449, ce lieu est appelé Le Brac, il y a auprès un dolmen dont la table, qui est cordiforme, a 2m.30 sur 3 m.25 : elle était portée par quatre piliers. Des fouilles maladroitement pratiquées ont fait effondrer un de ces piliers.

Chéniant, ou Chaignant, où l’on trouve des ruines romaines ;

Chez-Bardin.

Chez-Bouchault.

Chez-Colas.

Chez-Dandin.

Chez-Grosjean.

Chez-Renard.

Chirade (La). Où l’on a découvert un souterrain-refuge ;

Font de Piégut (La), dont été seigneur Silvain Pot en 1659.

Garde (La)

Gouges (Les).

Granges (Les)

Jancay

Lande de Virevalais.

Lavaupot. – Appelé d’abord Lavau, puis possédé par la famille Pot qui lui a laissé son nom. La famille Pot a pour armes : « d’or à la fasce d’azur, brisure d’un lambel de gueules de trois pièces pendantes en chef ».

En 1402, Hélion de Chamborand était seigneur de Lavaupot, qu’il avait reçu à son mariage. Chamborand porte pour armes : « d’or au lion rampant de sable armé et lampassé de gueules ».

 

Maillasson.

Maison-Rouge (La), dont était seigneur en 1517, Jacques de Montbel. Il a pour armes : « d’or à la bande componée d’hermine et de gueules ».

Mardelle (La) - Charles Bault, écuyer, seigneur de la Mardelle et du Vergier, épousait Jacquette Martin du Puyvignaud le 31 mai 1629.

Mazier (Le). – Claude Gaucher est sieur du Mazier en 1688.

Monteil (Le).

Moulin de Lavaupot.

Moulin Piet (Le).

Montrenault. En 1449 le bois de Montrenault appartenait à Christophe Pot.

Noyer (Le)

Pérelle (La) – Village nouvellement construit.

Pérusse (La) – Au-dessus de ce village on a trouvé en 1883, plusieurs urnes funéraires.

Peuchaud, où existait un dolmen dont la table a été brisée.

Peupiton.

Peux (Les)

Piégut, que la famille Pot possède depuis 1292, était en 1447 qualifié forteresse.

Raoul Pot était seigneur de Piégut en 1384. Sa descendance s’est continuée jusqu’à nos jours.

Mathurin Pot, né en 1792, était seigneur de Piégut, qui est encore la possession de sa petite fille Mme de Verneil, née Pot. Il y avait une chapelle au château de Piégut dans laquelle une vicairie avait été fondée en l’honneur de la Sainte croix. La cloche de cette chapelle existe encore, elle porte l’inscription suivante qui est en gothique fleurie du XVIe siècle : « ✠ Sancti Sébastiani ».

Puifferat, dont Daniel Pot était seigneur en 1683.

Ratenon.

Rebras (Les)

Roche (La)

Tuilerie de Maillasson (La).

Valette (La)

Villaugé (La)

Virevalais. – Au-dessus de ce village dans un champ appelé le Dognon, on trouve des ruines gallo-romaines. Il y a aussi un dolmen qui a été renversé

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