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Extraits du Dictionnaire Historique et Géographique de la Haute-Vienne d'André LECLER

Réimpression de l'édition de Limoges, 1920-1926 - Laffite Reprints, Marseille, 1994

Date : 13/02/2023

 

SEREILHAC , dans le canton d’Aixe, est le chef-lieu de commune qui a 3 852 hectares de superficie et 2 116 habitants. Son altitude au-dessus du niveau de mer est de 325 mètres.

La cure de Séreilhac, dans l’ancien archiprêtré de Nontron avait pour fête patronale celle de sainte Madeleine, et précédemment celle de sainte Eulalie. Cette église fut réunie au doyenné de la cathédrale par l’évêque Renaud de La Porte, en 1296 et dès lors, le doyen, de la cathédrale en nomma les curés ; ce fut ensuite, à partir de 1528, l’aquilaire qui nomma et le chapitre qui ratifia la nomination.

Au XVIIIe il y avait 1 480 communiants, environ 1 973 habitants.

Deux vicairies avaient été fondées dans l’église de Séreilhac, une dite de Saint-Michel, l’autre appelée le Pescher.

L’église, dont le plan est en forme de croix, était en premier lieu un édifice roman. Il en reste un très gracieux échantillon dans l’absidiale de la chapelle du nord, pendant que la chapelle du midi est entièrement gothique ; on voit, dans cette dernière, un écusson chargé de trois aigles éployées. On faisait ces transformations à l’église en 1492 et 1497. La voûte de la nef ne fut pas alors reconstruite, elle a été remplacée par un plafond en bois orné de caissons dans lesquels un trouve les armes de la famille de Salagnac.

Une des cloches de Séreilhac porte cette inscription : « ✠ Parrain : Martial Gayou, fils d’Etienne Gayou et de Marguerite Gayou. Marraine : Catherine Gayou, fille de Louis Gayou et de Françoise Brun. Village de La Grange, 1784. – François Cocahis, fondeur ».

Le 23 juin 1791, deux cloches furent bénites à Séreilhac. La petite a été prise pendant la révolution ; voici un fragment de son inscription : « ✠ Parrain : J. B. Clausure, régisseur de M. des Cars. Marraine : demoiselle Valérie Robert de Puycheny. »

Sur la plus grosse, on lit : « ✠ L’an 1791, M. Léonard Gay de Vernon, évêque du département de la Haute-Vienne, parrain, représenté par Léonard Gérard de Lagre. Marraine : Anne Pâtier, épouse de M. Robert ; notaire et maire. Bénite par Baptiste-Gaspard Desportes, curé de la présente paroisse. – Robert, Mayéras, Mayéras, capitaine, Roche, Desbordes, Lacombe, Gayout Louis, Desbordes François. » Cette cloche a été refondue en 1906.

« ✠ J’ai été bénite en 1906, S. S. Pie X étant Pape, Mgr Renouard, évêque de Limoges, M. l’abbé Conçaix, curé de Séreilhac, et M. Jean Lacombe, maire. J’ai eu pour parrain : M. le comte Victor de Lespinats, et pour marraine : Mme Marie-Marguerite de Sampigny, comtesse Guy de Villelume. – Bollée, fondeur à Orléans »

Lorsqu’en 1790, Mgr d’Argentré fit distribuer aux églises du diocèse le trésor des reliques de l’abbaye de Grandmont, celle de Séreilhac reçut des reliques de six compagnes de sainte Ursule. Elle possède aussi le chef de saint Rustique, qu’elle a obtenu de Rome en 1790. Elle a aussi reçu en 1879, des reliques de sainte Madelaine, patronne de la paroisse, et cela grâce à l’intermédiaire du R. P. Rouard de Gard. Elle possède aussi des reliques de saint Marien et de saint Oradour.

Le presbytère de Séreilhac avait été donné à cette paroisse par Charles Boucher, marquis d’Orsay, intendant de Limoges, et gendre du marquis des Cars, vers 1780. Pendant la Révolution, le 4 messidor an IV, 22 juin 1796, ce presbytère a été vendu au sieur Boissou, pour la somme de 2 340 francs (Archives de la Haute-Vienne. Q. 147, n° 73).

Ont été curés de Séreilhac : Pierre Flori, en 1423. – Jean Pailher, en 1622. – N… Demassaloux, en 1646-1656. – François Rastineau, qui testa en 1702. – N… Rousset, 1730, mort le 5 juin 1757. – N… Lauriol de Villars, nommé en 1757, résigna en faveur du suivant, en 1779. – François-Michel Rogues, né en 1739, vicaire régent en 1775, et curé en 1779, déporté pendant la Révolution, mort à Séreilhac, en 1802. – François Léger, nommé le 24 avril 183. – Moyse-Pierre Gicquet de Pressac, en 1817, mort le 20 mai 1826. – Pierre Combebessou, nommé le 30 mai 1826. – Martial-Victor Lafaye, le 30 juin 1851. – François-Xavier Bessède, en 1876. – Antoine Ledur, en 1878. – Auguste Conçaix, en 1890. – Jean Mestat, en 1906.

Il y avait au bourg de Séreilhac un vaste château entouré de fossés, avec quatre grosses tours, il a été démoli pendant la Révolution. Les bâtiments de l’ancienne orangerie ont été transformés en une jolie maison de campagne, avec de beaux jardins et une immense prairie.

Une famille du nom de Rochefort, habitant en cette paroisse s’est éteinte après le milieu du XIVe siècle, elle portait pour armes : d’argent à l’aigle au vol abaissé de sable. Mais le château porte toujours le nom de Rochefort.

Marguerite de Rochefort, dame du Bosc, paroisse de Séreilhac, épousa, vers 1300, Pierre du Barry. Jean de Béchade était seigneur de Rochefort en 1434. La famille de Salagnac, qui porte pour armes : bandé d’or et de sable de six pièces, posséda ensuite ce château, après le mariage de Raymond de Salagnac avec l’héritière de Rochefort.

Catherine de Salagnac, dame de Rochefort, vers 1649, épousa Jean de La Cropte, marquis de Saint-Abre et lui porta la terre et le château de Rochefort. En 1679, dame Jeanne Delabrousse, comtesse de Rochefort, entrant en religion dans le couvent des Carmélites du faubourg Saint-Jacques, à Paris, fit à Séreilhac une fondation de messes. Les armes de cette famille sont : d’azur à la bande d’or, accompagnée de deux fleurs de lis de même, une en chef et l’autre en pointe.

Le comte des Cars acheta, le 25 janvier 1781, le château et la terre de Rochefort, de Françoise-Marie de La Cropte de Saint-Abre, épouse séparée du marquis de Gouffier, pour la somme de 402 000 livres, plus 12 000 livres de pot de vin. Il en fut dépouillé par la Révolution. Ses armes sont : de gueules au pal de vair.

 

Les villages de la commune de Séreilhac sont :

 

Baisse (Moulin de La). – En 1519 est dit Las Beyssas. Près de ce lieu on trouve un tumulus de 20 mètres de diamètre à la base, et de 8 au sommet. Il a 7 mètres de hauteur.

Beauvieux, appelé Bosc-Vieil en 1519.

Béchonie (La).

Betoulle (La).

Betoulles (Les). – De nombreuses tuileries sont près de ce village ; plusieurs d’elles sont signalées au XIVe siècle.

Bosc de Caux.

Bourdelas.

Bourneuil (Le).

Brugère (La).

Buisson-Préjadieu.

Champs (les).

Chauffarie.

Chantenet (Le).

Chouradie (La).

Clairefaye. – Le prieuré de Saint-Marc de Clairefaye dépendait de l’Artige en 1247. Le prieur Balthazar de Douhet en faisait rebâtir la chapelle en 1624. Mais en 1744, comme on y faisait aucune réparation ni service, l’évêque de Limoges l’interdit et ordonna que les douze messes que le prieur devait dire seraient acquittées dans l’église paroissiale. Par décret du 11 juin 1751, ce prieuré de Saint-Marc fut uni au collège des Jésuites de Limoges. Ont été prieurs de Clairefaye : Guillaume de Roulhac, en 1504. – Jean Beyssac, 1598. - Balthazar de Douhet, 1624-1640. Pierre de Douhet, 1664-1695. – N… Jarrige, 1705. – Antoine Desplas, 1721-1751. – N…. Lemercier de Chalonges, curé de Seysses-Tolosane, 1770-1784.

Combe (La).

Crézeunet.

Feuilhade (La).

Frégéfont.

Ganne (La).

Gatinaud.

Gatebourg.

Gelinier (Le)

Grange (La).

Mas de Biais (Le).

Mas de Népoux (Le).

Mas-Vésis (Le).

Mas-Vergne (Le).

Monnerie (La).

Montcocu.

Pauzadie (la).

Perrière (La).

Plagne (La).

Poirier (Le).

Prade (La) – Noble Aimeric de Lespinasse donna ce lieu aux prieurs de l’Artige et de Clairefaye en 1250.

Puu-Cheny. – Moreil Robert était seigneur de Puy-Cheny en 1708.

Puy-Magnot.

Renaudie (La). – Aujourd’hui les Grandes Renaudies. Existait en 1457. Par sentence arbitrale de messire Christophe Béchade, sergent de Rochefort, en 1490, le prieur de Clairefaye est tenu de laisser à perpétuité aux tenanciers de La Grange et de la Renaudie, tous les droits d’usage dans la forêt de Las Fossas.

Rivaux (les).

Roche-Barras (La). – C’est le point le plus élevé de la commune, il est à 414 mètres au-dessus du niveau de la mer.

Rochefort. – La forêt de Rochefort est située à l’extrémité nord-ouest de la commune.

Roudie (La).

Rousille (La). - On trouve de nombreux outils néolithiques sur le territoire de ce village.

Rue (La).

Seychas.

Tharaud. – Belle habitation appartenant à la famille Guingrand de Saint-Mathieu.

Touyéras.

Tuileries (Les).

Villeneuve.