Réimpression de l'édition de Limoges, 1920-1926 - Laffite Reprints, Marseille, 1994
Date : 13/02/2023
TERSANNES, dans le canton du Dorat, est le chef-lieu d'une commune qui a 2.464 hectares de superficie et 438 habitants. Son altitude au-dessus du niveau de la mer est de 273 mètres.
La cure de Tersannes, dans l'ancien archiprêtré de Rancon, a pour patron saint Symphorien d'Autun. Les curés y étaient nommés par l'aquilaire du chapitre du Dorat. Au XVIIle siècle, il y avait 38o communiants, environ 507 habitants.
A la porte de l'église de Tersannes on voit un arc plein cintre, encadrant un liteau triangulaire sur lequel on lit ces mots : Petrus eas fecit, au-dessous d'une croix accompagnée de l'A et de l'O.
Pendant la Révolution, le 29 thermidor an IV, 16 août 1796, le presbytère de Tersannes, avec le jardin et les dépendances furent, vendus au sieur Benoit des Prades, pour la somme de 1.039 francs (Archives de la Haute-Vienne. Q. 147. n° 248).
Ont été curés de Tersannes : Marc Pothe, religieux bénédictin, qui en 1561, résigna en faveur du suivant. — Martial Michelet, 1561. — N... Rivailhe, 1681. — Etienne Mortegoute, 1702. — N... Bigaud, I703, mort au mois d'août 1763. — Jacques-Pierre Boussy, 1763. — Après la Révolution la paroisse de Tersannes a longtemps été desservie en binage par le curé de Verneuil-Moutier. Ou y trouve cependant : Pierre Bancaud, nommé le 20 mars 1836. — Jean-Baptiste Bouzat, en 1857. — Léopold Périgaud, en 1871. — François Nadaud, en 1S74. — Léon Alhéritière, en 1879, jusqu'en 1880.
Gauscelin de La Coudre était seigneur de Tersannes, en 1400. Sa fille, Marguerite de La Coudre, épousa Géraud Estourneau, écuyer, et lui porta la seigneurie de Tersannes, qui est restée dans cette famille jusqu'au commencement du XIXe siècle. Ses armes sont : d'argent à trois chevrons de gueules et trois étourneaux de sable en chef.
Les villages de la commune de Tersannes sont :
Age (L').
Basses-Roches.
Bernardière (La).
Chotre (La).
Chevrerie (La).
Chez Lariot.
Chez Rocher.
Chinquioux.
Croix de La Gette. — De ce lieu on a une magnifique vue, et l'on aperçoit le sommet des monts d'Auvergne.
Daudinerie (La).
Fouilloux (Les).
Gai-Salomon.
Girauderie (La).
Grande-Roche (La).
Jalmouche.
Lomaillerie.
Mas Brunet.
Mas Cornu.
Mothe (La), que possédait la famille Estourneau.
Noyer (Le)
Plain (La) ou La Plaigne. — Prieuré qui aurait été fondé par Etienne, baron de Magnac et Aldebert, comte de la Marche. Il était sous l'invocation de sainte Madeleine ; les titulaires étaient nommés par le prieur de la Maison-Dieu de Montmorillon, au moins depuis 1515. Sa chapelle de l'époque romane existe toujours, et dans le pinacle est une cloche du XVe siècle portant l'inscription suivante, en caractères gothiques ronds : « ✠ Christus rex venit in pace. Deus homo factus est. Maria-Magdalena. »
Ruyaud (Le).
Ricoux. — Balthazar de Bagnac était seigneur de Ricoux en 1592, et Louis-Jacques Estourneau en 1680.
Robinerie (La).