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Extraits du Dictionnaire Historique et Géographique de la Haute-Vienne d'André LECLER

Réimpression de l'édition de Limoges, 1920-1926 - Laffite Reprints, Marseille, 1994

Date : 14/02/2023

 

VEYRAC, dans le canton de Nieul, est le chef-lieu d'une commune qui a 3.370 hectares de superficie et 1.603 habitants. Son altitude au-dessus du niveau de la mer est de 315 mètres.

La paroisse de Veyrac, dans l'ancien archiprêtré de Saint-Junien, a pour patron saint Martin de Tours. L'évêque de Limoges y a toujours nommé les curés. Au XVIIIe siècle il y avait 1.000 communiants, environ 1.333 habitants.

Trois vicairies avaient été fondées dans cette église : une par Martial Hyvernault, prêtre, vers 1556, pour le plus proche de ses parents. Une autre par Martin Hyvernault, prêtre, avant 1582. Une troisième, dite des Bardets, à l'autel de la Sainte-Vierge ; le curé de la paroisse en nommait le titulaire en 1602.

L'église de Veyrac, pour sa partie ancienne qui existe encore, doit remonter au XIe siècle. Son sanctuaire, terminé par un chevet circulaire, est éclairé par trois fenêtres ; il est accompagné de deux chapelles servant aujourd'hui de sacristies. Dans celle du nord on trouve un arcosolium avec une dalle funéraire sur laquelle est sculpté en bosse un prêtre vêtu de sa chasuble et tenant un livre entre ses mains jointes.

Deux autres chapelles plus grandes s'ouvrent dans la nef qui a été reconstruite peu avant 1880. La porte en plein cintre de l'ancien monument existe toujours, elle est ornée de trois voussures avec colonnettes, et ouvre au midi, pendant que celle de la nouvelle construction, surmontée d'un clocher moderne, est au couchant.

Sur la cloche de cette église est l'inscription suivante : « ✠ IHS. MARIA. A fulgure gelu, peste et tempestate libera nos Domine. ✠ S. Martine, ora pro nobis. L'an M CCCCC XL VI. »

L'église de Veyrac avait une autre cloche qu'elle a perdu pendant la Révolution. On lit dans ses registres : « Cejourd'hui 27 avril 1783, a été bénite par moi curé soussigné, avec la permission de Mgr l'évêque du diocèse, une cloche de la présente église. A été parrain, messire Martial Baillot d'Estivaux, chevalier, seigneur d'Estivaux, de Gain, le Châtenet, Puy-Imbart et autres lieux, co-seigneur de la terre de Veyrac, conseiller du roi, et président trésorier de France, en la généralité de Limoges, ancien juge garde en la Cour de la Monnaye ; la marraine a été dame Catherine Baillot du Queyroix, dame d'Estivaux et de Gain ; la dite bénédiction faite en présence du dit seigneur et dame de Gain et de messire Martial Baillot d'Estivaux fils, écuyer. Signé Baillot d'Estivaux, Catherine Baillot du Queyroy, Héraud, curé de Veyrac. »

Pendant la Révolution, le 24 messidor an IV, 12 juillet 1796, le presbytère de Veyrac fut vendu au sieur Nanot, pour la somme de 3.248 francs. (Archives de la Haute-Vienne, Q. 151, n° 149).

Ont été curés de Veyrac : Joseph Dupeyrat, en 1499. — N... De Grandsaigne, en 1651. — Pierre Noël, en 1663-1671. — Jean-Baptiste Heyraud, 1754-1762. — Martial Heyraud, 1762, et après la Révolution nommé de nouveau, le 24 avril 1803. — Blaise-Joseph-Rose Calary, le 1er mars 1823. - François-Edouard Delavalade, le 12 janvier 1829. — Denis Thomas, le 1er octobre 1831. — Louis Blanchard, le 24 août 1840. — Jean Rivet, en 1841. — Jean Merlin, en 1880. — Paul Haghe, en 1907.

Au début du siècle dernier, on voyait l'inscription suivante, sur une plaque de cuivre, dans la chapelle latérale, du côté de l'Evangile, de l'église de Veyrac :

 

A LA MÉMOIRE

DE MESSIRE MARTIAL BAILLOT D'ETIVAUX

ÉCUYER, CHEVALIER, SEIGNEUR D'ETIVAUX, LE CHATENET,

PUY-IMBART, GAIN ET AUTRES LIEUX, CO-SEIGNEUR DU

MARQUISAT DE VEYRAC

CONSEILLER DU ROY

PRÉSIDENT TRÉSORIER DE FRANCE AU BUREAU DES FINANCES

DE LA GÉNÉRALITÉ DE LIMOGES

JUGE GARDE DE LA MONNAYE

ADMINISTRATEUR DE L'HOPITAL GÉNÉRAL

NÉ LE 2 MARS 1719, DÉCÉDÉ LE 22 DÉCEMBRE 1800 A LIMOGES

——————

SON CORPS, APRES AVOIR ÉTÉ INHUMÉ DANS LE CIMETIERE

DE L'HOPITAL GÉNÉRAL DE LIMOGES, A ÉTÉ TRANSFÉRÉ A

VEYRAC ET ENSEVELI, EN 1805, DANS LA CHAPELLE DE CETTE

ÉGLISE DONT IL FUT LE BIENFAITEUR ET OU REPOSENT DÉJA

PLUSIEURS MEMBRES DE SA FAMILLE.

IN MEMORIA ŒTERNA ERIT JUSTUS.

R . I . P.

Ses armes sont : d'azur à la fasce d'argent, accompagnée en chef de 3 étoiles d'or, et en pointe, de 3 écots de même posés en pal, 2 et 1. Supports : deux licornes. Devise : J'ay baillé, Dieu rendra !

La famille de Veyrac possédait ce lieu à une époque très ancienne. Jean de Veyrac, qui y est né, fut d'abord prévôt de Saint-Junien, et ensuite, en 1198, évêque de Limoges. C'est lui qui bâtit le château de Veyrac. On lui donne pour armes : de vair. Il est mort en 1218.

Au siècle suivant, vers 1358, la terre de Veyrac appartenait à la famille de Rochechouart, dont les armes sont : fascé, ondé d'argent et de gueules de six pièces.

Catherine de Rochechouart, qui, le 14 avril 1404, épousait Olivier de Saint-Georges, lui porta le fief de Veyrac. Les armes de Saint-Georges sont : d'argent à la croix de gueules. C'est en faveur de cette famille que la seigneurie de Couhé en Poitou, fut érigée en marquisat sous le nom de Couhé-Veyrac, par lettres de 1652.

Jean de Londeix, sieur du Puytignon, acheta la terre de Veyrac, par acte du 30 juin 1626. Ses armes sont : d'azur au chevron d'or surmonté d'un croissant d'argent, accompagné de trois mains au doigt majeur levé de même.

Le 16 février 1759, Jacques-René de Londeix, seigneur marquis de Veyrac, vendit une partie de la terre de Veyrac à Martial Baillot d'Estivaux, moyennant la somme de 26.662 livres. Les armes de ce dernier sont : d'azur à la fasce d'argent, accompagnée en chef de trois étoiles d'or et en pointe de 3 escots de même, posés en pal 2 et 1. Supports : 2 licornes.

Peu de temps après, un fermier judiciaire fut nommé pour la terre de Veyrac, puis, le 11 août 1779, à la barre des requêtes du palais, à Paris, le château et ce qui restait du marquisat de Veyrac furent adjugés à Martial Baillot d'Estivaux, chevalier, seigneur de Gain, et à François Goursaud, procureur du roi au Parlement de Paris. Ce dernier laissa le château de Veyrac à son neveu, M. Palant du Rivaud.

Le château de Veyrac fut en partie démoli pendant la Révolution. Il en reste quelques bâtiments à côté de l'église.

 

Les villages de la commune de Veyrac sont :

 

Abbaye (L'). — Ce nom est resté à l'emplacement occupé par l'abbaye de Beuil qui aujourd'hui est détruite.

Astuari. — Est cité dans un acte de 1496 comme joignant les héritages du lieu d'Estivaux.

Beuil. «Bulium», était une abbaye, fille de Dalon, fondée entre 1117 et 1123 par Ramnulphe de Nieul, archidiacre de Limoges, et abbé du Dorat. A cette dernière date elle fut unie à celle de Citeaux. Elle était sous le patronage de la Sainte Vierge, et de Saint Mandet. Jadis l'abbé était élu par les religieux, mais au siècle dernier il était nommé par le roi. Ramnulphe de Nieul fut enterré à Beuil en 1135. L'église avait été consacrée le 4 octobre avant cette dernière date. On conserve encore la matrice du sceau de cette abbaye gravé au XIIIe siècle. De forme ronde il présente la Sainte Vierge debout, portant l'Enfant Jésus, et tenant de la main droite une branche qui se termine par trois fleurs. On lit autour : « Sigillum conventus abbatie sancte Marie de Bulio ».

Ont été abbés de Beuil : Etienne, 1123. — Jean. — Bernard, 1125-1144. — Pierre, 1151. — Rainaldus, 1160. — Johannes, 1174-1184. — Bernard, 1190. — Géraldus, 1200. — Gui, 1205. — Barjudus, 1220(?). — Bartholomeus, 1223. — Bernardus, 1237. — Petrus, 1246-1248. — Guillaume, 1259. — Johannes, 1270-1277. — Jean, 1280. — Villelmus, 1297, mort le 11 août 1300. — Robert, 1312-1315. — Iterius, 1326-1328. — Guillaume, 1328-1332. — Bernard, 1366-1367. — Guillaume Fulcaudi, 1368-1371. — Jean, 1378. — Raimond, 1399, et abbé de Dalon en 1387. — Pierre Braguda, 1390-1420. — Pierre Berzerii, 1425-1434. — Pierre de Gaing, 1442. — Pierre Bonneau, 1504, abbé de Boschaud, en 1523. — Pardin Trepin, d'Allasac, 1536. — Regnaud de Gaing, résigna. — Arnaud de Gaing, résigna à son frère en 1574. — François de Gaing, 1575-1603. — Martial Mallet, 1616. — Antoine Sage, de Tulle, 1620-1659. — Pierre de la Roze, diacre, 1660. — Pierre Richard, 1666-1681. — Giraud de Giscourt, 1682. — Johannes, 1684. — Johannes, 1691. — De Lezay Lusignan alias Louis-Melchior de Bessey de Lusignan, 1691. — Jacobus Poisson, 1702-1722. — Claude Cousin, 1724. — Martial Sardine, curé de Panazol, 1729. — Hocquart, 1732-1736. — Louis-Aimeric de Bailleul, 1738. — Martial-Simon de Raquiaud, 1742-1773. — Louis Romanet du Caillaud, 1773-1786. — Jean-Baptiste Lebas de Lalande, 1787-1791.

Le 10 mai 1791 eut lieu la vente du mobilier de l'abbaye de Beuil (Archives de la Haute-Vienne, Q. 262). Louis-Alexis Vilestivaud devint acquéreur de l'abbaye et de ses dépendances (Idem, Q. 272).

Barre (La). — Il y avait à la Barre, en 1632, une chapelle rurale dédiée à saint Antoine, abbé. — Martial Baillot d'Etivaux, conseiller du Roy, acquit de René de Londeix, seigneur, marquis de Veyrac, les rentes nobles et féodales dues sur le village de la Barre, par acte du 16 février 1759.

Barrettes (Les). — Dépendaient de la terre de Veyrac et René du Londeix en était seigneur avant 1770. Ce lieu fut acquis à cette date par François Goursaud, procureur du roi à Paris.

Bernac. — Nom de la grande forêt de Veyrac acquise en 1770 du marquis de Veyrac par Martial Baillot d'Etivaux.

Buisson (Le). — Ce lieu appartenait à la famille de Voyon au XVIIIe siècle. Armes : d'azur à 3 étoiles d'or 2 et 1, et un croissant d'argent en coeur.

Borie (La).

Bouteille (La).

Boivie (La).

Chaumeix. — Martial Baillot d'Etivaux, conseiller du roi, acquit de René de Londeix de Veyrac les rentes féodales dues sur Chaumeix, par acte du 16 février 1759.

Chapelle du Queyroix. — Cette chapelle était sous l'invocation de saint Marc évangéliste. Elle existait en 1635. Les paroisses de Veyrac et de Peyrilhac y allaient en procession et on y célébrait la messe. Anne-Martial Baillot du Queyroix, écuyer, était seigneur de ce lieu lorsqu'il émigra en 1791. Le borderage de la Chapelle du Queyroix fut vendu nationalement devant le district de Limoges, en 1794, moyennant 2.000 livres.

Chartrusse ou Chatrusse (La). — Martial Baillot d'Etivaux acquit en 1759 de René de Londeix, seigneur de Veyrac, les rentes nobles sur ce village. Il devint possesseur du lieu en 1770.

Châtenet (Le). — Le 12 mai 1459, noble Etienne Prinsaud reconnaît tenir ce lieu à foi et hommage de l'évêque de Limoges, tant pour lui que pour son épouse Catherine du Châtenet. Ses armes sont : d'azur au chevron d'or accompagné de trois croisettes de même en chef, et d'un lion léopardé armé et lampassé de même en pointe. Pierre de Masvailler, écuyer, fils de Pierre et de Catherine Prinsaud, prenait aussi le titre de seigneur du Châtenet en 1634. Ses armes sont : d'argent à la croix de gueules. Jean Dupin, écuyer, qui épousa le 8 août 1637 Jaquette Prinsaud, est aussi dit seigneur du Châtenet ; il porte pour armes : d'argent à trois bourdons de gueules en pal.

René de Londeix, chevalier, seigneur marquis de Veyrac, seigneur du Puiférier et autres lieux, écuyer de main du roi, aide de camp de Mgr le prince de Soubise, était seigneur du fief du Châtenet qu'il vendit, le 16 février 1759, à Martial Baillot d'Etivaux, conseiller du roi à Limoges. Le fief du Châtenet fut morcelé et vendu, vers 1835, à divers particuliers, par François Baillot d'Etivaux.

Chèze (La). — Martial Baillot de la Valette, seigneur de la Valette et de la Chapelle, procureur au siège présidial de Limoges, était aussi seigneur de la Chèze lorsqu'il mourut en 1738.

Cosjanots (Las). — René de Londeix, marquis de Veyrac, était seigneur de ce lieu en 1750 et Martial Baillot d'Etivaux, chevalier, conseiller du roi, trésorier de France à Limoges, en 1760.

Cosse (La). — Le château de la Cosse construit sur les plans de l'architecte Broussaud, vers 1775, est une fort belle demeure. Il est possédé par la famille Descubes du Châtenet dont les armes sont : d'azur à trois cubes d'or posés 2 et 1.

Ebourlhat alias Le Bourlhac.

Estivaux ou Etivaux. - Les chanoines du chapitre de l'église Cathédrale de Limoges percevaient une rente féodale et foncière aux Etivaux en vertu d'actes de 1496 et antérieurs.

Le fief d'Estivaux fut acquis en 1639-1640 de Léonard Baju, bourgeois, par Martial Baillot, notaire royal et procureur au siège présidial de Limoges, dont la famille possédait déjà la terre voisine du Queyroix, paroisse de Peyrilhac. On trouve ensuite : Jean Baillot, sieur d'Estivaux, en 1670 ; Martial Baillot d'Estivaux, seigneur de ce lieu, 1730 ; Martial Baillot d'Etivaux, écuyer, chevalier, seigneur d'Etivaux, Gain, le Châtenet, Puy-Imbart, etc, co-seigneur de Veyrac, trésorier de France à Limoges ; il épousa, en 1753, Catherine Baillot du Queyroix, sa cousine. Son fils, Martial Baillot d'Estivaux, écuyer, épousa Joséphine d'Alesme de Châtelus de Salvanet et mourut en 1803. Armes : d'azur à la fasce d'argent  accompagnée en chef de 3 étoiles d'or et en pointe de 3 escots de même posés en pal 2 et 1. Supports : 2 licornes. Devise : « J'ay baillé Dieu rendra ! ».

Le château et la terre d'Estivaux dont dépend la forêt de Veyrac sont restés entre les mains des Baillot jusqu'en 1871, époque à laquelle ils sont passés à une famille alliée, celle des Chaisemartin, qui les possède aujourd'hui. Le château avec ses deux pavillons, sa chapelle et sa tour qui s'élevait au midi, a été construit en 1769-1773 par Martial Baillot d'Estivaux. La chapelle et la tour ont été fâcheusement démolis au siècle dernier. Ce château et ses dépendances ont subi dernièrement des transformations et embellissements importants.

Fraud.— Nom de la petite forêt de Veyrac, acquise en 1770 du marquis de Veyrac par Martial Baillot d'Etivaux.

Forêt (La). — Dépendait de la terre de Veyrac avant 1770. A cette date, Martial Baillot d’Etivaux, chevalier, seigneur de Gain, en fit l’acquisition de René de Londeix de Veyrac. Ce lieu dépend toujours de la terre d’Estivaux.

Glane. — En 1759, Pierre-Michel Baillot du Queyroix, acquit de René de Londeix de Veyrac des droits féodaux sur le village de Glane. Ce lieu fit ensuite partie de la terre d’Estivaux jusqu’en 1813 et vendu en 1825 par Mme Mabaret du Basty, née Baillot d’Etivaux.

Grange de Beuil (La).

Grenier (Chez).

Lagoutaud alias La Goutaud.

Loges (Les).

Lépigène ou Lépigerie. — Est cité dans un acte de 1496 comme joignant les héritages du lieu d’Etivaux.

Lunade (La). — Dépendait de la terre de Veyrac avant 1770. A cette date Martial Baillot d’Etivaux, chevalier, en devint seigneur par l’acquisition qu’il en fit de René de Londeix de Veyrac. Le domaine de la Lunade fut détaché de la terre d’Etivaux en 1813 et vendu en 1815 par Mme Chouviac-Lavialle, née Baillot d’Etivaux.

Mas-Forêt. — Dépend de la terre d’Etivaux.

Mas-Martin.

Mas de Glane. — Au seigneur de Veyrac, en 1692. En 1780, Pierre-Michel Baillot du Queyroix, chevalier, seigneur du Queyroix, l’était aussi du Mas de Glane. Ce lieu appartenait en 1805 aux héritiers de sa fille, Mme Chaud de la Roderie, née Baillot du Queyroix.

Mas-Doumier. — N. Morel, écuyer, baron de Fromental, était seigneur du Mas-Doumier en 1743.

Martin Faure. — Ce domaine qui dépendait de la terre de Veyrac et dont était seigneur René de Londeix, chevalier, marquis de Veyrac, fut acquis en 1770 par François Goursaud, procureur au Parlement de Paris

Montaudeix. — François de Carbonnières était seigneur de Montaudeix en 1529. Ses armes sont : bandé d’argent et d’azur de huit pièces, à huit charbons de sable allumés de gueules posés 1, 3, 3 et 1 sur les bandes d’argent.

Pacaille (La).

Pellechevent.

Peury.

Peyroche.

Poirier (Le). — Pierre-Michel Baillot du Queyroix, chevalier, acquit en 1759, de René de Londeix, marquis de Veyrac, divers droits féodaux sur ce village et sur celui de Poyol.

Poyol.

Prinsabaud.

Puy-Imbart. — Au seigneur de Veyrac, en 1692. Martial Baillot d’Etivaux, chevalier, seigneur de Gain, etc, trésorier de France, était seigneur du Puy-Imbart en 1763 et encore en 1790. Ce fief a été détaché de la terre d’Estivaux par un partage de 1813 et vendu vers 1867 par Paul Baillot d’Etivaux.

St-Quentin. — En 1537, ce village devait une rente foncière au chapitre de l’église de Limoges. En 1759, Martial Baillot d’Etivaux et Pierre-Michel Baillot du Queyroix achetèrent à René de Londeix, marquis de Veyrac, des rentes féodales dues sur le lieu de St-Quentin. On a retrouvé à St-Quentin une importante carrière de quartz.

Teulière ou Tuilière (La). — Ce domaine, dit aussi de l’Allée, dépend de la terre d’Etivaux.

Tuilerie (La).

Traud, village et moulin. — En 1759, Pierre-Michel Baillot du Queyroix avait des droits féodaux sur ce lieu, à la suite de René de Londeix de Veyrac.

Villeneuve. — René de Londeix, marquis de Veyrac, était seigneur de ce lieu en 1750. Martial Baillot d’Etivaux, chevalier, trésorier de France, en 1760.