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Extraits du Dictionnaire Historique et Géographique de la Haute-Vienne d'André LECLER

Réimpression de l'édition de Limoges, 1920-1926 - Laffite Reprints, Marseille, 1994

Date : 14/02/2023

 

LE VIGEN, dans le canton sud de Limoges, est le chef-lieu d'une commune qui a 4.252 hectares de  superficie, et 1.612 habitants. Son altitude au-dessus du niveau de la mer est de 253 mètres.

La cure du Vigen, dans l'ancien archiprêtré de La Meyze, a pour patron saint Mathurin, dont on fait la fête le 11 novembre. Jadis c'était saint Eloi, l'abbé de Solignac y a toujours nommé les curés. Au XVIIIe siècle il y avait 1.850 communiants, environ 2.467 habitants.

Godebert, abbé de Solignac, permit, vers l'an 698, à saint Theau, de se bâtir une cellule en l'honneur de saint Eloi, à plus de cinq stades (750 pas) du monastère. On croit que ce fut là l'origine de l'église du Vigen.

L'église du Vigen est une construction romane du XIe siècle. En 1521 et 1564, il y avait une communauté de prêtres qui en faisaient le service.

La petite cloche du Vigen porte cette inscription :

« ✠ Parrain : M. R. Jacques Laurent, fils. Marraine : Dlle Joséphine Chastaignac de Ligoure. L'an 1808. - Bernard Martin, fondeurs ».

On lit sur la plus grande :

« ✠ Saint Mathurin, patron du Vigen. - M. J.-B. Laroque, curé. M. Joseph-Théophile Lamy, parrain. Mlle Anne-Olympe Petit, marraine, M. Antoine Donnet, maire, M. J.-B. Boileau, adjoint, 1839 ».

Pendant la Révolution, le 13 messidor an IV.1er juillet 1796, le presbytère du Vigen a été vendu au sieur Morange pour la somme de 1.980 francs (Archives de la Haute-Vienne, Q. 151, n° 103).

Ont été curés du Vigen : Pierre Machie, en 1343. — N... Guinot de Ligoure, 1656. —Léonard-Jules de Leysenne, 1745, mort en septembre 1764. — N... Cheyrou. nommé en 1764, mort en décembre 1767. — Jean Dubois, nommé en 1764, mort en décembre 1767. — Jean Dubois, nommé en 1767, mort en décembre 1782. — Joseph Fougeras, ou Fougères, installé le 10 janvier 1783, est mort en déportation en Espagne, en janvier 1796. — Jacques Imbert, nommé le 24 avril 1803. — Léonard Deperret, le 24 avril 1827. — Annet Jallot, le 24 août 1833. — Jacques-Rémy-Antione Texier, le 1er mars 1836. — Jean-François Paufigue, le 1er  septembre 1837. — Jacques Maison, le 20 novembre 1838. —Jean-Baptiste Laroque, était curé en 1839. — François Cheylard, nommé le 12 octobre 1840. — Paulin Bouteiller, en 1880. — François Limousin, en 1887.

 

La paroisse du Vigen a été érigée en commune par arrêté du préfet de la Haute-Vienne du 4 décembre 1871, conformément à la déclaration du Conseil général du 5 novembre 1871. Une nouvelle délimitation des communes de Solignac et du Vigen a eu lieu en juillet 1891.

Le dénombrement de 1906 donne au Vigen les villages suivants

 

Age (L') — Jean Tanchon, avocat au Parlement juge de la Cité de Limoges, était sieur de l'Age en 1769. Il y avait une chapelle domestique à l'Age, où fut béni, le 24 octobre 1769, le mariage de sa fille Claire avec Louis de Chaisemartin.

Arfoulière appartenait en 1750 aux Blondeau et en 1759 aux Verthamon. Joseph de Verthamon de Fougeras y est décédé le 25 février 1776. Les armes des Verthamon sont : « écartelé au 1er de gueules au lion passant d'or » qui est de Verthamon : « aux 2e et 3e cinq points d'or équipolés a quatre d'azur, au 4e de gueules » : ce lieu appartient aujourd'hui à M. de Bruchard.

Bas-Texon

Boissac, appartenait, en 1804, à la famille de Verthamon.

Boudeau (Le)

Bonabri - La famille de Maledent a possédé Bonabri au 17e siècle. En 1789 Jean-Pierre-Grégoire Martin, écuyer, était seigneur de Bonabri.

Chatenet (Le)

Chez-Mérigaud

Farges (Les)

Faugéras-les-Croisettes — Jacques-Grégoire de Verthamon, fils de Grégoire et de Thérèse de Marsanges, décéda au lieu noble de Faugéras le 23 août 1783. Guillaume-Grégoire de Roulhac, écuyer, était seigneur de Faugeras, en 1789.

Grosse-Pierre (La)
Ligoure
- Dlle Marie de Chastagnac de Ligoure, fille de Charles et de Anne Texandier de l'Aumônerie, épousa, le 5 novembre 1758, dans la chapelle du château de Ligoure, François de La Bonne. Dlle Thérèse de Chastagnac, fille de Joseph et de Anne Texandier de Saint-Gence, épousa, le 28 décembre 1774, dans la chapelle du château de Ligoure, Jean de Corbier, écuyer. Le dernier seigneur de Ligoure fut Joseph de Chastagnac, écuyer, baron de Sussac, qui épousa, en 1799, Agathe-Faulte de Vanteaux, veuve de Martial Baillot du Queyroix.

Leur fille, Mme Goursaud de Merlis, vendit, vers 1858, la terre de Ligoure à M. Le Play, le célèbre économiste. Il ne reste du château de Ligoure, qui a été remplacé par une habitation moderne, qu'une vieille tour. Chastagnac porte pour armes : « d'argent au châtaignier de sinople, sur une champagne de même, fruité d'or, accosté de deux lions, adossés de gueules ».

Mallefont (Le)

Mas-du-Puy, appartenait à la famille Faulte du Puy du Tour et de Vanteaux dès le début du XVIIIe siècle. Dlle Anne-Agathe-Josépine Faulte de Vanteaux, fille de Mathieu, écuyer, et de Marie Brettes de Cieux, épousa dans la chapelle du Mas-du-Puy, le 2 février 1790, Martial Baillot du Queyroix, écuyer. Faulte porte pour armes : « d'azur à l'arbre de sinople, sur une champagne de même et un lion léopardé de gueules brochant sur le tronc de l'arbre ». Le dernier seigneur du Mas du Puy, Mathieu Faulte de Vanteaux, chevalier de Saint-Louis, ci-dessus, émigra, fit partie de l'expédition de Quiberon et fut fusillé à Vannes, en 1795. Le Mas du Puy fut vendu comme bien national après l'émigration de M. Faulte de Vanteaux, et acheté par François Muret, moyennant 72.000 livres. Cette famille le possède encore.

Ménautour (Le)

Méniéras

Puy-Mathieu

Puy-Méry

Puypot

Reynou — Jean Peyroche, seigneur du Reynou en 1758. N... Peyroche du Reynou était colonel de la milice bourgeoise de Limoges en 1789.

Vauzelas - Joseph Durand du Boucheron, écuyer, seigneur du Boucheron, le Bournazeau, la Chassaigne, Vauzelas, Pontfeuille, etc., conseiller honoraire à la Cour des monnaies, décéda au château du Boucheron en 1784. Armes : « de gueules à l'aigle aux ailes éployées d'or ».