Réimpression de l'édition de Limoges, 1920-1926 - Laffite Reprints, Marseille, 1994
Date : 14/02/2023
VILLEFAVARD, dans le canton de Magnac-Laval, est le chef-lieu d’une commune qui a 922 hectares de superficie, et 523 habitants. Son altitude au-dessus du niveau de la mer est de 296 mètres.
Villefavard était une cure dans l’ancien archiprêtré de Rancon, dont la fête patronale était celle de l’Invention des Reliques de saint Etienne. L’évêque de Limoges y a toujours nommé les curés. Au XVIIIe siècle il y avait 250 communiants, environ 333 habitants.
Pendant la Révolution, le 21 messidor an IV, le 9 juillet 1796, le presbytère de Villefavard fut vendu au sieur Jean-Baptiste Tardy, pour la somme de 704 francs (Archives de la Haute-Vienne, Q. 152, n° 135).
Après le Concordat de 1801, le manque de prêtres ne permit pas de nommer un curé à Villefavard, qui était une des plus petites paroisses du diocèse ; elle fut désservie par le curé de Droux. Mais quelques libre-penseurs de la contrée, en 1831, firent venir un prêtre de la secte de Chatel, inventée en 1830. Il fut installé dans la chapelle de l’ancien château de Villefavard. Ses prédications et sa conduite firent de graves désordres dans le pays. C’est alors que l’autorité civile le fit interdire, parce qu’un semblable culten’était pas autorisé en France. Les mêmes libre-penseurs le remplacèrent par des protestants, en 1844.
Les vicaires généraux du diocèse, par acte du 15 mai 1844, achetèrent au prix de 7.000 francs, une maison pour en faire le presbytère. C’est vers la même époque que le gouvernement érigea Villefavard en succursale. M. Plainemaison, curé de Villefavard, 1847-1856, bâtit l’église actuelle, qui est un intéressant monument en style ogival, construit sur les plans de M. L’abbé Texier.
La cloche que possède cette église conserve cette inscription : « ✠ Anno Domini 1852, die VI id … Bernardo Buissas ; sub invocatione Immaculatæ Virginis Mariæ et sancti Stephani protomartyris me dedicavit D. Guillelmus-Fredericus Plainemaison parochiæ Villefavard rector. — Nomem mihi imposuerunt D. Albertus Moulinaud et D. Suzanna de Gouttepagnon. — Hodie si cocem ejus audieretis nolite obdurare corda vestra. — Auguste Bollée, fondeur au Mans ».
Ont été curés de Villefavard : François Thouvenet, nommé en 1748, emprisonné à Limoges pour refus de serment pendant la Révolution, y est décédé le 8 décembre 1794. — Après le concordat, la paroisse de Villefavard fut longtemps desservie par le curé de Droux. — Jean-Baptiste en fut curé en 1844. — Pierre Montcour, 1844-1848. — Guillaume-François Plainemaison, le 16 décembre 1847, jusqu’en 1856. — André-Amable Dufal, 1856-1859. — Antoine Tournadre, 1859-1868. — Jean Valentin, 1868-1875. — Hippolyte Lasnier-Confolens, 1876-1881. — Eugène Monteil, 1881-1882. — Martial Nadaud, 1882-1883. — Adrien Mailley, 1883-1891. — Grégoire Pérenquereur, 1891-1911. — La paroisse est ensuite desservie par le curé de Droux.
La famille de Rancon a possédé et peut-être bâti, l’ancien château de Villefavard. Le 12 avril 1421, le parlement de Poitiers ordonnait de mettre sous séquestre le château de Villefavard et autres biens provenant de la succession litigieuse de Jean de Rancon. Cette famille dont les membres ont pris part aux croisades portait pour armes : d’or, semé de losanges d’azur, au pal de gueules brochant sur le tout.
Armand-Claude Poute est dit baron de Villefavard au mois d’août 1761. Ses armes sont : palé d’argent et de sable de sept pièces, au chevron de sable brochant.
Jean-François de Mosnard, chevalier, baron de Villefavard et seigneur de Saint-Martial, épousa, par contrat de 1771, Elisabeth d’Assé. Ses armes sont : d’argent à la fasce de gueules, accompagné de trois aiglettes d’azur, deux en chef et une en pointe.
Les villages de la commune de Villefavard sont :
Chez-Mandet.
Clops (Le)
Meinieux (Le)
Moulin de la Mort
Moulin de Villefavard
Nouvelle-Espérance
Peu au Sas (Le)
Puy-la-Pierre
Troncherie (La)
Vérines